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Le groupe de danse Heihere de Moorea

« On espère enfin gagner ce titre cette année », Herenui PAPU de Heihere
Le groupe de danse Heihere de Moorea montera sur la scène de Toata le samedi 13 juillet au soir pour concourir dans la catégorie Hura Ava Tau du Heiva i Tahiti. Si l’ambition est de décrocher enfin ce titre, la troupe menée par Herenui et Hatara Papu reconnaît néanmoins avoir à se mesurer à des adversaires de taille. Le thème choisi pour cette année est : « Les valeurs sacrées du pandanus ». Herenui Papu nous livre ses impressions avant ce grand rendez- vous de samedi soir.

Here Nui, pourriez-vous nous rappeler votre parcours dans la danse ?
Heifara et moi sommes dans la danse depuis plus de 20 ans.On a commencé à l’époque avec un groupe amateur. On a dansé aussi avec des groupes professionnels de l’époque comme O Tahiti e, Heikura nui ou Nonahere. Cela nous a motivés à monter notre école de danse et ensuite notre groupe de danse.

D’où viennent les danseurs de Heihere ?
Une partie du groupe vient de l’école de danse Heihere. Sinon, le reste des danseurs vient un peu de toute l’île de Moorea. C’est un peu l’ensemble de l’île qui est représentée dans le groupe Heihere.

Que pensez-vous du niveau de la danse polynésienne à Moorea ?
On a vu qu’il y a du potentiel que ce soit au niveau des danseurs, des danseuses, des musiciens ou des chanteurs. Il manquait un groupe pour participer au heiva. C’est un peu ce qui nous a motivés à monter notre groupe de danse pour participer au Heiva de Tahiti. Evidemment, il y en a pour qui c’était une première fois. Mais il y a du potentiel sur Moorea.

Comment vos répétitions se sont-elles passées ?
En général, les répétitions se sont bien passées. On a commencé nos répétitions sur Vaiare, puis on a terminé dans la salle omnisports d’Afareaitu. Parfois, on avait des petits soucis avec le temps. Mais cela se passait bien en général. Ce sont les absences qui sont dures à gérer. Mais ces absences sont dues à leur travail. C’est une sacrée organisation pour les danseurs et les danseuses.

3e en 2015,2e en 2017, qu’est-ce qui vous a manqué pour gagner le titre en Hura Ava Tau ?
C’est vrai que c’est la troisième participation pour Heihere cette année. En 2015, on a eu le troisième prix. On est revenu en 2017, on a eu le deuxième prix. Je pense qu’on a fourni un sacré boulot à chaque fois. Mais après, on a eu de sérieux adversaires aussi et le jury a tranché.On essaie de revenir cette année. On espère enfin gagner ce titre cette année. Mais comme je l’ai dit, ce n’est pas certain non plus parce que l’on a de sérieux adversaires face à nous. Mais on est confiant du spectacle qu’on va fournir cette année. On est beaucoup moins nombreux qu’en 2017 mais on reste confiant.

Quels sont vos favoris pour la catégorie Hura Ava Tau ?
Parmi les groupes qu’on connaît, il y a Toahiva et Hura Mai. Je connais un peu leur travail. Je pense qu’ils vont fournir de très beaux spectacles aussi. Il y a aussi les groupes Tere’ori et O Punaauia. Pour le reste, je ne sais pas trop ce qu’ils valent. Mais je pense que chacun va venir pour gagner ce titre.

 

Quel est votre thème pour cette année ?
Le thème qu’on a voulu développer cette année s’appelle « Te Mana o te Fara », les valeurs sacrées du pandanus. C’est en fait suite à une vision que j’ai eue sur cet arbre. Je voyais un peu ce que cet arbre pouvait nous donner. Les danseurs peuvent déjà travailler leur costume avec les feuilles (de pandanus) sèches. Dans ma première vision, je voulais surtout faire la représentation de l’arbre avec ses belles feuilles, la fleur de Hinano, etc. Mais je me suis rendu compte par la suite qu’on a voulu me transmettre, à travers cette vision, des messages pour la jeunesse. Ce sont ces messages que l’on va transmettre dans notre spectacle. Au niveau de nos solistes, notre meilleure danseuse va mettre en avant le fruit du fara tandis que notre meilleur danseur va aller à la recherche de ce « tumu » (arbre) dans la vallée.

Comment voyez-vous le groupe Heihere dans le futur ?
La première étape est de gagner le Hura Ava Tau pour pouvoir passer chez les professionnels. Normalement, on participe tous les 2 ans au Heiva de Tahiti. Cela demande beaucoup d’investissement. Mais qu’on gagne ou pas, on ne reviendra que dans 3 ans pour le prochain Heiva. En 3 ans, on va vraiment prendre le temps de tout remettre en place pour revenir encore plus fort, surtout si on gagne cette année. Si on passe chez les professionnels, il va falloir beaucoup plus travailler notre spectacle. Il va falloir aussi refaire des récoltes de fonds puisqu’on passerait dans ce cas dans une autre catégorie. En tout cas, on sera un peu en stand-by après ce Heiva.

Source @ P.R

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Crédit Photos @ Polynésie c'est parti

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